Tamala, c’est moi

On m’a demandé ce weekend d’où me venait mon pseudo Twitter « Tamala75 », ce qui a débouché sur un débat assez sympa sur l’origine des pseudos des personnes présentes, et sur le choix de s’afficher online avec son propre nom ou pas.

Dans mon cas l’idée d’une identité digitale autre que mon nom remonte aux années 2003-2004, avec la création d’une adresse Hotmail « anonymisée » me permettant de poster des commentaires online, de participer à des forums et de m’inscrire sur des sites de rencontre en gardant la possibilité de filtrer les boulets (!). J’avais auparavant à partir de 1998 (mon arrivée sur Paris pour mon 1er job) alterné les adresses email perso à mon vrai nom, au gré de mes abonnements FAI de Wanadoo à Freesurf, avant de culminer au top de la web crédibilité en 2002 avec une adresse laposte.net que j’ai longtemps réservée aux échanges « pros » ou « administratifs ».

C’est finalement après une nuit blanche, ou plus précisément la nuit du cinéma japonais de la Japan Expo 5 (5 et 6 juillet 2003, au Max Linder Panorama) que mon double digital Tamala75 a émergé des profondeurs brumeuses de mon cerveau affaibli par le visionnage d’un film de Samourai et mercenaires ninja en VO japonais, sans sous-titre (Le château de la chouette de Masahiro Shinoda, plus gros budget de l’année 1999. Heureusement d’ailleurs qu’ils avaient mis un gros budget dans les costumes et les décors reconstituant le japon du 16ème siècle car c’est ce qui m’a sauvée), et d’une bouse mangaesque intergalactique (Sakura Wars the Movie, attention ça pique les yeux).

C’est donc dans un état second qu’au milieu de la nuit mes rétines ont été irrémédiablement imprimées par les griffes de Tamala2010, un chat punk de l’espace qui fume, qui boit, qui conduit trop vite et qui casse tous les codes du manga. Un mélange de 2D et de 3D, des influences à la Fritz Lang pour une Hello Kitty en errance dans les bas-fonds de Métropolis (ou comme l’écrivait le Boston Globe en 2003 « Hello Kitty meets David Lynch in outer space »), et une bande son électro planante qui n’a pas pris une ride, c’est presque effrayant…  Mais regardez plutôt, enfin Tamala2010.

Pour en savoir plus, la page Wikipedia consacrée à Tamala2010 et au collectif de créateurs t.o.L.

A propos Tamala75 aka Séverine Godet

Précédemment attachée à la presse, je suis aujourd'hui consultante en marketing des services et toujours accro aux nouvelles technos. Je suis aussi Responsable éditorial de Atout DSI, site et communauté pour les DSI qui se transforment.
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3 commentaires pour Tamala, c’est moi

  1. Alain dit :

    C’était donc ça ! Me voici tout éclairé😉

  2. François dit :

    Et puis quand tu te crées ton pseudo avec ce genre de référence, tu rêves qu’un autre fan du même truc te commente pour te parler de Tamala2010… que des grands esprits ce rencontrent… et puis ça n’arrive jamais !
    François
    (ex Adam Kesher)

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