Le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même

Gagnante cette semaine d’un jeu concours, j’ai eu l’occasion d’appeler de nombreux amis pour les faire bénéficier d’une place de concert gratuite. Je me suis alors retrouvée avec un copain hilare au téléphone lorsque je me suis lancée dans l’inventaire des divers gains de jeux et concours dont j’ai pu bénéficier au cours de ma vie. Les gens sont souvent surpris quand je leur parle de certains « gains » et commentent alors sur ma chance phénoménale. Ce à quoi je répond que ce n’est pas de la chance ou du hasard mais la loi des grands nombres. Ce sujet m’a donc paru mériter un post sur ce blog pour clarifier une fois pour toute la différence entre probabilités et hasard, et pour explorer les champs infinis de la recherche web sur un sujet aussi abscons que vaste.

Bon tout d’abord la partie statistique, comme ça c’est fait et on s’attaque après au lourd, aux dossiers, aux trucs qui tâchent. La loi des grands nombres nous dit qu’avec un échantillon suffisamment grand, de nombreuses coïncidences ont de bonnes chances de se produire. Ainsi jouer plusieurs grilles d’un même tirage du loto augmente l’espérance mathématique de gagner, mais jouer plusieurs fois sur différents tirages du loto augmente aussi ces probabilités. Considérons donc que notre vie n’est qu’une succession de grilles pour un même tirage, des grilles dans des grilles, comme dans Deception / Inception et que donc plus nous jouons plus nous avons des chances de gagner. On ne parle donc pas là de hasard mais bien de probabilités.

Venons en donc à quelques uns de mes gains étranges dont l’inventaire nous donnera l’occasion d’une palpitante remontée chronologique des années 80 à aujourd’hui. Aller hop! on saute dans la DeLorean!

1980 : 2 places pour le spectacle de Chantal Goya « Le soulier qui vole » au Palais des Congrès de Paris, gagné par mon papa avec un concours des shampoings Dop (« Ne pique pas les yeux, évite les noeuds »… je n’ai pas retrouvé la video de la pub année 80, mais je vous invite à découvrir celle ci de 1955, car à l’époque seulement 3 personnes sur 10 se lavaient les cheveux comme il faut, le devoir de mémoire marketing nous commande de ne pas l’oublier !). D’après Monsieur et Madame Wikipedia, Chantal Goya a joué ce spectacle 3 ans de suite au Palais des Congrès en 1980, 1981 et 1982. J’avais donc entre 5 et 7 ans et mon cerveau malléable et impreniable de petite n’enfant a été fortement marqué par cette expérience quasi mystique. « Quand on a des sous, quand on a des sous… des souliers pour se balader lalalala« . Je me souviens aussi très bien de la montagne de bouquets de fleurs jetés sur la scène par des centaines de petits n’enfants à la fin du spectacle et je me souviens très bien aussi de mettre trouvée un peu ridicule avec ma rose jetée dans le tas. « Et qu’est ce qui me prouve que Marie Rose va vraiment les recevoir ses fleurs. Est-ce qu’elles ne vont pas plutôt être jetées directement à la poubelle?! Hein papa dis?« . C’est à cause de souvenirs de ce type que j’ai aujourd’hui encore tendance à voir les coulisses avant la scène, les ficelles avant les marionnettes, le truc du tour de magie avant la féérie.

1985 : un appareil photo gagné en étant identifiée au portillon de sécurité de la Centrale Nucléaire de Chinon comme étant la 10 000 ou 100 000ème visiteuse de la Centrale, je ne sais plus trop et ne suis pas très sûre de l’année non plus mais c’est dans ces eaux là. Je me souviens vaguement que cela m’avait paru suspect, comme de par hasard une petite n’enfant qui gagne, et qu’une photo de moi avait été prise par le journal local, probablement La Nouvelle République (si quelqu’un a accès aux archives du journal cela m’intéresse de vérifier…). Le gain de l’appareil photo s’accompagnait d’un autre gain dont je n’ai jamais pu, ou voulu, profiter. J’étais en effet également invitée, une fois atteint mes 18 ans, à revenir à la Centrale lors d’une tâche de maintenance de relèvement des barres d’uranium. Ne souhaitant pas pousser trop loin ma chance (divers incidents ont au cours des années 80 marqué l’histoire de la Centrale) je n’y suis jamais retournée. Entre temps le plan Vigipirate est entré en vigueur et limite les visites sur un périmètre aussi sensible, il me semble donc que pour des raisons de sécurité le grand mystère des barres d’Uranium ne me sera désormais jamais dévoilé.

2011 : 2 places pour un concert de Bernard Lavilliers au Palais des Sports de Paris, le mercredi 25 mai dernier. C’était hier, je suis encore sur mon petit nuage. Gagné par un concours Facebook lancé par Universal Music France. C’est là que la loi des grands nombres est troublante, car quelles étaient les probabilités pour que le seul pote disponible pour m’accompagner, dont j’ignorais jusqu’alors la passion pour ce musicien, ait justement été présent en 1981 dans cette même salle du Palais des Sports pour le 1er concert qu’y donna Lavilliers!

Pour conclure avec ce bref inventaire en trois dates je citerais Saint Grégoire de
Nysse
, Père de l’Eglise grecque et chantre de l’inconnaissable qui disait que « Le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même ». Pour qui s’est déjà abîmé dans les tréfonds du web à la suite d’une navigation sans fin de lien en lien, ou en lisant ce blog…, ces paroles trouveront une raisonnance particulière. Et tant mieux si en chemin vous y avez gagné quelque-chose!

A propos Tamala75 aka Séverine Godet

Précédemment attachée à la presse, je suis aujourd'hui consultante en marketing des services et toujours accro aux nouvelles technos. Je suis aussi Responsable éditorial de Atout DSI, site et communauté pour les DSI qui se transforment.
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2 commentaires pour Le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même

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